Projet Red Cover
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18 novembre 2008
Il est des projets qui sont plus difficiles que d'autres, et il faut l'avouer, notre ambition de développer un programme Red Cover a souvent été mise à rude épreuve.
Tout commence début 2007, nous cherchons la possibilité d'acheter de jeunes Red Cover, mais le marché pour ce genre de discus est assez fermé et nos espoirs s'évanouissent avec le temps. Pourtant, c'est en septembre 2007 qu'il nous est offert la possibilité d'en acquérir un groupe de 200 petits de 3 cm à un faible prix. Par chance l'éleveur qui nous fournira ce lot passe prêt de Toulouse et Alexandre l'attendra au péage à 3 heures du matin.
Début des galères
C'est avec 3 heures de retard que nous récupérons des poissons qui ont voyagé plus de 11 heures dans un bus. A l'acclimatation une petite quinzaine d'entre eux avaient rendu l'âme, mais il n'est pas rare sur des poissons de si petite taille d'avoir un peu de casse, c'est souvent la rançon à payer pour obtenir des poissons à moindre cout.
Une mauvaise surprise nous saute aux yeux rapidement. La grande majorité des discus présentent un défaut à la nageoire anale, les premiers rayons durs semblent atrophiés ou absents. Sur les 200 nous compterons seulement 60 petits sélectionnable, le reste sera écarté. A ce stade là nous payons chèrement le fait de n'avoir pas fait le déplacement pour sélectionner nous même les poissons, c'est promis on nous y reprendra plus.
La majorité des discus sont des Snakes de couleur brun clair, et à présent il va falloir les faire grandir



Ce genre de spécimens seront vite écartés


Octobre 2007

Deux mois plus tard, les changements d'eau réguliers et une alimentation saine nous aura permis d'affiner au fur et à mesure des semaines notre sélection. Certains grandissent relativement mal, d'autres présentent des défauts d'oil ou d'ouïes.
Fin février 2008, ce n'est que 40 individus que nous allons garder, nos espérances régressent comme peau de chagrin mais il nous faudra garder la motivation nécessaire pour aller de l'avant et essayer de retirer le potentiel maximum de ceux que nous avons choisis.
Malheureusement d'autres déboires surviennent à nouveau. En septembre, lors d'un déplacement pour partager le groupe nous en perdons quelques uns, un problème de filtration dans un bac réduit encore le cheptel. Malgré tous les soins possibles et imaginables, nous trouvons que la majorité des poissons ne se développent pas suffisamment. Toutefois quelques uns présentent une belle coloration et une forme acceptable.

Aujourd'hui, nous ne souhaitons garder qu'une petite dizaine d'individus et prévoyons un autre achat pour lequel nous apporterons sans doute plus d'attention et de précautions.

Si nous devons tirer deux enseignements de cette triste histoire, ils seraient les suivants:
Tout d'abord, il est primordial de choisir les poissons soit même ou avoir une confiance aveugle en l'éleveur. Ensuite, il semble très difficile de faire voyager des discus de très petite taille sans répercussions sur leur croissance, un peu comme si les voyages, l'acclimatation aux nouvelles conditions de maintenance les freinaient dans leur développement.
Julien Van Brussel